Journée de grève interprofessionnelle du 9 avril 2015

 

  • Déclaration des organisations syndicales de la Fonction publique CGT – FO – FSU – SOLIDAIRES – FA-FP

Journée de grève interprofessionnelle du 9 avril 2015 : « L’amélioration du Service public passe par la fin de l’austérité »

Dans un contexte de crise sociale et d’inquiétudes fortes dans la société notamment dans les domaines de l’emploi, des salaires, de la pro
tection sociale et de l’avenir des services publics, les  agents  de  la  Fonction  publique  sont  des  éléments  décisifs  pour  renforcer  les  solidarités, développer  la  cohésion  sociale  et  réduire  les  inégalités.  Ses  agents  en  sont  des  acteurs essentiels. Réunies  le  3  mars  2015,  les  organisations  syndicales  CGT,  FO,  FSU,  Solidaires  et  FA-FP rappellent  leur  attachement  aux  valeurs  de  la  République,  liberté,  égalité,  fraternité  et  laïcité
portées par le statut général des fonctionnaires. Elles affirment que les politiques d’austérité poursuivies par les différents gouvernements ont des conséquences désastreuses pour la Fonction publique, les agents et les usagers. Ces  politiques  perpétuent  des  destructions  d’emploi,  au  prétexte  de  redéploiement,  et  des
restrictions  budgétaires  ne  permettant  pas  aux  agents  de  remplir  toutes  leurs  missions  de service  public  et  d’offrir  ainsi  un  service  à  la  hauteur  des  besoins  sociaux  partout  sur  le territoire. Elles  condamnent  le  gel  des  traitements  des  fonctionnaires  depuis  2010,  la  diminution  des mesures  catégorielles  et,  avec  l’augmentation  des  retenues  pour  pension,  une  baisse  sans précédent du pouvoir d‘achat qui ôte toute attractivité à l’emploi public. Aussi, elles rejettent le plan d’économies de 54 milliards sur les dépenses publiques et sociales, dont 10 milliards sur l’assurance maladie, 3 milliards sur les hôpitaux,…. Ainsi que la diminution des dotations aux collectivités dont l’objectif principal est la baisse de la « masse salariale ». Au moment où se développe un train de réformes tous azimuts (réforme territoriale, réforme de l’Etat, réforme de la santé, revue des missions etc..), elles réaffirment que les réorganisations
en cours ou à  venir de l’organisation territoriale de la République (métropole, développement des intercommunalités,  maisons de l’Etat et maisons de services au public, fusions, etc.) vont impacter la présence des services publics de proximité et induire des mobilités fo rcées, créant un climat anxiogène chez les agents publics confrontés à la diminution de l’emploi public. Convaincues  de  la  nécessité  de  lutte  commune  Privé-Public,  les  organisations syndicales  de  fonctionnaires  CGT,  FO,  FSU,  Solidaires  et  FA-FP  s’engagent  dans  un processus  de  mobilisation  et  appellent  l’ensemble  des  agents  publics  à  participer massivement à la journée de grève interprofessionnelle du 9 avril 2015.
Elles exigent :
– une  hausse  du  pouvoir  d’achat  qui  passe  par  le  dégel  du  point  d’indice  et  par  des  mesures
compensatoires de rattrapage des pertes subies depuis des années.
– la  fin  des  suppressions  d’emplois  et  la  création  d’emplois  statutaires  permettant  le  bon
accomplissement de toutes les missions de service public.
– l’arrêt  des  politiques  d’austérité,  renforcées  par  le  Pacte  de  responsabilité  qui  déstabilisent  et fragilisent les services publics et leurs missions.
– le  maintien  et  l’amélioration  du  statut  général  et  des  statuts  particuliers  qui  sont  autant  de garanties pour la Fonction publique et les citoyens.
Les  organisations  syndicales  CGT,  FO,  FSU,  Solidaires  et  FA-FP  appellent  les  agents  à organiser, dans les établissements et services, la préparation de la grève interprofessionnelle du 9 avril et d’en assurer le succès dans une dynamique de mobilisation unitaire (assemblées générales, heures mensuelles d’information …).
Actifs – Retraités
Toutes et tous en grève et en manifestations pour dire non à l’austérité !

Grève à Radio France

  • Toutes les manifestations de solidarité avec les grévistes de Radio France  sont les bienvenues, tant celles des usagers que celles des collectifs militants.

Débutée à zéro heure le 19 mars, la grève des salarié-es de Radio France dure depuis près de 10 jours et a été reconduite jusqu’à lundi inclus à l’unanimité de l’AG de cette fin de journée. Il s’agit de défendre une radio de service public présente sur tous les territoires, face à l’étranglement financier programmé par la tutelle (le gouvernement), qui prévoit des centaines de licenciements (on dit pudiquement « suppressions de postes »). La grève a été lancée par une intersyndicale large (préavis déposé par 5 syndicats).

La CGT Radio France (infos régulières, au moins une fois par jour, plein de sons et d’images de la grève), que vous pouvez aussi suivre sur twitter http://www.cgt-radiofrance.org/
Un article de Lionel Thompson, délégué du Syndicat national des journalistes CGT http://www.snjcgt.fr/_front/Pages/article.php?cat=1&item=1&page=1&art=408
Et bien sûr, d’autres infos sur « Là-bas si j’y suis » http://la-bas.org/la-bas-magazine/long-courrier/radio-france-en-lutte

Airchal à Flixecourt

  • Le mercredi 4 mars 2015, les salariés de l’entreprise Airchal, à Flixecourt, ont été mis dans l’obligation d’utiliser leur droit de grève.

En effet, le directeur de cette entreprise, spécialisée dans la fabrication de centrales de traitement d’air, n’avait pas versé les salaires aux 35 salariés. Au bout de plusieurs jours d’action, le directeur, sous la pression, s’est engagé devant les représentants CGT, le Maire de la commune et le député à verser les rémunérations. Finalement, elles ont été versées par étape et pas à la totalité du personnel. Pour la CGT, cette situation inacceptable ne doit pas se renouveler. Les conditions de vie de plusieurs familles dépendent de ces salaires largement mérités au regard du travail fourni et du professionnalisme reconnu. De plus, l’opacité pratiquée par le directeur provoque de vives inquiétudes. Pour la CGT, la totale transparence doit être faite dans les plus brefs délais. Les élus du personnel doivent posséder toutes les informations concernant l’utilisation de l’argent de l’entreprise, la santé financière et économique de la société. Cette indispensable clarté doit permettre d’informer les salariés et de travailler à des perspectives garantissant la pérennité de l’entreprise. Cette exigence doit être satisfaite en urgence pour répondre aux besoins du personnel, de l’entreprise et du territoire.

La CGT, fidèle à ses valeurs, engagera, avec les salariés, toutes les initiatives qu’elle jugera nécessaire pour obtenir gain de cause.    Amiens, le 11 mars 2015